Alors la suite logique, c'est évidemment le montage du second étage. Là ça se complique... En équilibre sur les solives, on découvre tout à coup... qu'on a le vertige! Premier mur, la moitié du petit pignon, à 6m de haut, ohhh! C'est haut!
Trois heures pour le monter, parce que c'est haut, que tout le monde se trouve en équilibre instable, qu'il faut monter les outils, qu'on est mal équipé, surtout d'un point de vue sécurité...
Bref, je suis montée le matin, redescendue aussitôt et plus remontée de la journée, en stressant du bas pour les équilibristes du haut. DONC, avant toute chose, il faut monter un plancher provisoire sur les solives, pour la sécurité et l'aisance, et bien préparer le chantier pour éviter les allers-retours entre le rez-de-chaussée et l'étage, ça limite les pertes de temps et les accidents.
Pour le reste, même recette que le rez-de chaussée, niveaux, aplombs, tirefonds...
Puis troisième niveau, les pignons, là, c'est du délire... Des échafaudages montés sur le plancher provisoire à 9m de haut, c'est déjà impressionnant, MAIS, ce n'est pas fini. Une ossature bois c'est un assemblage et comme tout assemblage, c'est le tout qui fait la solidité, et un pignon en bois de 6m de haut, campé sur un sous-sol d'environ 3m, ce n'est pas un modèle de stabilité, il faut monter la faîtière en même temps, ainsi que les jambes de force qui la soutiennent, donc pas le choix, il faut du monde... j'ai dû m'y coller! A cheval sur les fermes, il faut mettre les jambes de force dans les deux fermes, et les pignons, puis il faut monter la faîtière au maniscopic, ajuster le tout et cheviller, évidemment ça ne marche pas du premier coup, ce serait trop simple! Deux journées bien éprouvantes... Du coup les photos n'étaient pas à l'ordre du jour! Désolée...
samedi 18 août 2007
lundi 13 août 2007
Pierrot le fou
Samedi fut plus riche encore.
Une équipe ultra performante, du soleil, mais pas trop, de la bonne humeur toute la journée (la preuve sur les photos, regardez les sourires...) et un Pierrot; il était un p'tit peu l'élément-phare de la journée. Je crois qu'il n'aurait pas mis plus de coeur pour sa propre maison.
7h30, tous sur le chantier, café-croissants, plan d'attaque, reprise des niveaux et un p'tit oeil admiratif sur le travail de la veille, il faut bien le dire.
8h00, c'est reparti, une petite bourde pour commencer sur la petite ferme, mais ce n'est pas grave, on trouve tout de suite une solution (un peu bidouille, mais ça marche!), à savoir, quand vous posez deux fermes, il ne faut pas seulement prendre les niveaux sous poutres (comme le font les maçons), il faut également le prendre dessus, parce que des fois les poutres ne sont pas de la même taille! En l'occurrence, ce fut notre cas! Nous avons pris les niveaux sous poutres, la petite ferme était 4cm trop haute, ce qui nous confortait dans cette remarque, c'est qu'elle ne reposait pas sur les murs (contrairement à la 1ère ferme qui s'emboîtait pile poil), par conséquent, nous avons coupé 4 cm de poteau. Et là, une merveille, tout s'emboîtait. Sauf que lorsque nous avons monté les deux premières solives, elles n'étaient pas de niveau et il manquait... 4 cm! ça fait mal au ventre, je ne vous dis pas, puis on relativise, on remet des cales, on fixe le tout, et on n'en parle plus!
Sébastien aux commandes de la pelle et de l'équipe, Sylvain, Christian, papa, aux goujons, tirefonds, niveaux, aplombs, masses, etc... Jule et moi en petites mains (hé oui, il en faut!) et LE PIERROT, partout, il a tout fait, la masse, les goujons, les tirefonds, les performances physiques, l'animation, les encouragements à l'équipe, les anecdotes, l'équilibriste au téléphone... il est super polyvalent. Il faut le dire : "Pierrot, tu as fait beaucoup pour la bonne humeur et la décontraction de la journée! Et ce n'est pas rien!"
Puis sont venus se greffer, Anne-Laure, le Sboub, le Djaydjay, le Guig (les articles devant les surnoms, c'est typiquement lorrain, sans ça, on a le sentiment d'être moins affectueux, c'est comme ça, ça ne s'explique pas... et encore, je n'en mets que devant les surnoms d'autres en mettent partout...). Même les enfants s'y sont mis... Un grand merci à vous tous.
La longue journée terminée, nous avons évidemment entamé une longue soirée de "remerciements à toute l'équipe", de "on n'a pas envie que la journée se termine comme ça!" et de pleins d'autres choses, toutes aussi agréables, à laquelle l'équipe du chantier voisin (parce que y a un chantier voisin, c'est ma soeur et mon beauf) est venue se greffer. Belle soirée aussi.
Bon un peu de technique, peut-être que ça servira.
Nous avons donc monté la 1ère ferme vendredi (la plus grosse), qui n'est pas fixée au sol. Ensuite, nous avons monté les murs autour de cette ferme pour la maintenir debout. Idem avec la 2ème ferme.
Nous avons fixé les murs entre eux et sur les fermes avec des tirefonds de 12*120 (3 par hauteur), qui étaient fournis, puis nous les avons ancrés au sol avec des goujons d'ancrage de 12*180, non fournis, on aura peut-être une explication quand ils rentreront de vacances.
Une fois les murs fixés, nous avons monté le chaînage et le solivage simultanément.
Il y a quelques outils indispensables, les visseuses, les perceuses, les perforateurs, les niveaux, les ficelles, les crayons, les mètres, les marteaux, les cliquets, les serre-joints, les échelles (pas utiles pour tout le monde, Pierrot, même pas besoin, voir photos qui vont arriver) et... les masses.
Je passerai un peu plus de temps sur la technique si besoin, faites-le savoir dans les commentaires.
Chaînage posé
Solivage fixé
Rez-de-chaussée terminé
Etage prêt à monter
Ce sera la prochaine étape. Là encore, quelques inconnues.
Ces journées qui vous font oublier le reste...
La mise en place a débuté vendredi vers 13h00. La famille Dudoit, encore eux, a débarqué, les trois frères et le papa, avec la pelle et le maniscopic... c'était parti!
Nous avons attaché les sangles sur la grosse ferme et Sébastien l'a montée avec la pelle, tandis que le reste de l'équipe guidait le tout. Un très grand moment d'émotion entremêlée de peur, de doute et de plein d'autres trucs qui font les jambes toutes molles!
C'était simplement beau. Et un peu haut aussi...
Pendant que la pelle maintenait la ferme debout, le reste se déroulait selon une méthode non éprouvée, mais super efficace : Sébastien apportait les murs au maniscopic, suivaient, les niveaux, l'aplomb, les trous, les tirefonds, les goujons d'ancrage et on recommence... le tout supervisé par le chef (Sébastien). Il n'y a rien à faire, quand on voit avec quelle aisance Sébastien a mené la troupe, pris les niveaux..., la réactivité de Fabrice et d'Alexis, les réflexes, les automatismes... on se dit que le bâtiment c'est un métier!! On a gagné un temps fou et surtout beaucoup de sérénité; c'est agréable de se laisser guider par des pros!
Christian était encore de la partie. Il est rentré un peu semoulé (selon son expression) d'avoir fixé tous les tirefonds. Non, pas tous!?! Si, si, je crois!!!
Et puis, il a un peu galéré, avec Francis, pour mettre ces "sal...ies de goujons qui veulent pas rentrer dans le bêton, bordel!" Mais ça ne s'est finalement pas trop mal passé. Francis, c'est le papa Dudoit qui a bossé avec nous tout l'après-midi. Merci à vous tous, c'était super!
mercredi 8 août 2007
Le gris lorrain
Dure semaine. Il pleut, il pleut, il pleut... Julie, on pense à toi dans ton Québec, tu as toujours eu du mal à te faire au gris lorrain comme tu l'appelles, je te rassure, nous aussi.
En plus, quelques complications viennent se greffer à notre projet.
1/ Nous voulions tracer les repères de positionnement de la lisse basse au "bleu", mais sous la pluie, c'est impossible.
2/ Nous voulions poser le feutre bitumé et la lisse basse, MAIS, ils l'ont fixée sous les murs que nous ne pouvons évidemment pas bouger à la main...
3/ Il y a un bordel sans nom dans les vis et tape-vis et tirefonds prévus pour fixer toute l'ossature.
Bon, après une heure de réflexion, une chose est sûre, les tape-vis vont servir à fixer la lisse basse dans le chaînage bêton. Mais alors après ça!?! C'est le flou artistique.
D'après les plans, nous devrions avoir des goujons d'ancrage de 12*180 et des tirefonds de 12*180, au lieu de quoi nous avons des tirefonds de 12*80 et de 12*120, allez comprendre... Et évidemment, l'entreprise est fermée pour congés annuels jusque fin août! Donc, on doit se débrouiller.
Sachant que la lisse-mur est de 55 et que la lisse basse est de 55, nous avons une épaisseur de 110, donc impossible d'y mettre des tirefonds de 120 (trop longs, il vont finir dans le bêton), mais 80, c'est trop juste, car si on enlève les 55 de la lisse mur, il ne reste plus que 25 ancré dans la lisse basse. OUHHH ça m'énerve!!! Ils ne peuvent pas préparer ça plus correctement? (il manquait déjà 2 ecrous sur les fermes!)
Alors un conseil... Lorsque vous vous faites livrer une ossature bois, même si vous avez passé 7 heures avec le jeune papa (le chauffeur qui nous a livré) qui doit se taper encore 4h de route pour rejoindre sa petite fille, tant pis, prenez le temps de tout vérifier, y compris la quincaillerie. Au départ ça nous paraissait irréalisable et finalement il aurait suffit d'une heure juste pour se rendre compte que ce n'était pas le bon matériel!!! Après, le bon nombre, c'est un autre problème...
Le clou, c'est quand même le balcon qu'ils ont oublié! Je ne sais pas comment on va pouvoir trouver une solution... En attendant, nos enfants se retrouvent avec une chambre à 6m de haut avec portes-fenêtres qui donnent dans le vide...
Si vous avez des solutions, on est preneur...
Voilà, bilan de la semaine, pas loin de zéro
En plus, quelques complications viennent se greffer à notre projet.
1/ Nous voulions tracer les repères de positionnement de la lisse basse au "bleu", mais sous la pluie, c'est impossible.
2/ Nous voulions poser le feutre bitumé et la lisse basse, MAIS, ils l'ont fixée sous les murs que nous ne pouvons évidemment pas bouger à la main...
3/ Il y a un bordel sans nom dans les vis et tape-vis et tirefonds prévus pour fixer toute l'ossature.
Bon, après une heure de réflexion, une chose est sûre, les tape-vis vont servir à fixer la lisse basse dans le chaînage bêton. Mais alors après ça!?! C'est le flou artistique.
D'après les plans, nous devrions avoir des goujons d'ancrage de 12*180 et des tirefonds de 12*180, au lieu de quoi nous avons des tirefonds de 12*80 et de 12*120, allez comprendre... Et évidemment, l'entreprise est fermée pour congés annuels jusque fin août! Donc, on doit se débrouiller.
Sachant que la lisse-mur est de 55 et que la lisse basse est de 55, nous avons une épaisseur de 110, donc impossible d'y mettre des tirefonds de 120 (trop longs, il vont finir dans le bêton), mais 80, c'est trop juste, car si on enlève les 55 de la lisse mur, il ne reste plus que 25 ancré dans la lisse basse. OUHHH ça m'énerve!!! Ils ne peuvent pas préparer ça plus correctement? (il manquait déjà 2 ecrous sur les fermes!)
Alors un conseil... Lorsque vous vous faites livrer une ossature bois, même si vous avez passé 7 heures avec le jeune papa (le chauffeur qui nous a livré) qui doit se taper encore 4h de route pour rejoindre sa petite fille, tant pis, prenez le temps de tout vérifier, y compris la quincaillerie. Au départ ça nous paraissait irréalisable et finalement il aurait suffit d'une heure juste pour se rendre compte que ce n'était pas le bon matériel!!! Après, le bon nombre, c'est un autre problème...
Le clou, c'est quand même le balcon qu'ils ont oublié! Je ne sais pas comment on va pouvoir trouver une solution... En attendant, nos enfants se retrouvent avec une chambre à 6m de haut avec portes-fenêtres qui donnent dans le vide...
Si vous avez des solutions, on est preneur...
Voilà, bilan de la semaine, pas loin de zéro
mardi 7 août 2007
Les belles fermes....
C'est parti pour le meccano!
On prend les plans, les numéros, on repère les numéros sur les morceaux de bois et on fabrique une ferme. Ce n'est pas plus compliqué! Cela paraît incroyable c'est pourtant comme ça que cela s'est passé. Et c'était tellement sympa qu'on s'est dit "Allez hop! on en fait une deuxième!" Une samedi, une dimanche et voilà, c'est fait.
C'est beau une ferme, ça sent bon, et ça a l'air solide, et ce dernier point est important parce que c'est quand même elles qui vont soutenir la charpente (avec les pignons), alors bon, c'est mieux quand c'est solide.
Pour le moment elles sont au sol, elle vont prendre leur place définitive samedi.
C'est encore Sébastien qui vient avec ses pelleteuse et maniscopic. On ne te remerciera jamais assez!!! Je pense que ça va être impressionnant (Ohh! c'est haut!)
Commentaire des photos dans le désordre d'apparition, parce que j'ai vraiment du mal à gérer les photos sur ce blog, si vous avez un tuyau, je l'accepte bien volontiers
1/les fermes en kit
2/le premier boulon, après un tri et un premier assemblage, posé par Sylvain lui-même, le vrai, celui du blog
3/ferme 1 terminée, oh! qu'elle est belle!
4/ ferme 2 terminée, avec Christian aussi sur la photo, ohh! qu'elle est belle aussi!
Merci beaucoup Christian pour ce week-end de boulot en toute sérénité.
5/C'est quoi ce truc de 11m20 de long, je crois qu'il va falloir le porter!!!
Merci à Pierrot le costaud, (ses gros bras, ses abdos et son dos) qui nous a rejoint sur le chantier à la fraîche et dieu sait que la soirée de la veille avait été difficile...
Et merci aussi à papa et à Jacques pour leurs p'tits bras musclés, et à Mick pour ses sangles. Hé oui, parce que quand c'est très lourd, des sangles c'est utile!
Au courant
Bien loin de toutes nos expériences, un jeune homme travaille dur pour nous, seul dans son bureau, au milieu de ses crayons de toutes les couleurs, de ses petits symboles... C'est Alex, prof au CFAI de Maxéville,(ancien collègue ou presque...) il a accepté gentiment, même pas sous la menace, de passer quelques heures à nous faire les schémas électriques, gros, gros morceau. Il en a pondu 10 pages, un vrai bric-à-brac de fils, de différentiels, d'interrupteurs, de prises de courant et autres gaines... Merci beaucoup Alex, tu nous a ôté une grosse épine du pied.
Et pendant ce temps...
Tandis que tout le monde s'affaire sur le chantier, il reste une inconnue à élucider, et pas des moindres...
En Lorraine, la simple phrase "Nous construisons en paille!" fait fuir les fournisseurs de bois. Depuis mars, nous cherchons désespérément du bois pour fabriquer notre ossature, c'est très très compliqué, mais alors, lorsqu'on leur parle de douglas, là on passe pour de sérieux dérangés. Arrive juin, et nous n'avons toujours pas notre structure, personne n'accepte de nous fournir. Notre charpentier finit par trouver une entreprise à Dijon qui nous fait un premier devis en poteaux-poutres beaucoup trop cher, puis il nous propose une ossature bois (qui divise le budget en 2, ni plus, ni moins), malgré le charme disparu des enduits extérieurs (ce qui nous coûte beaucoup...), nous acceptons au vu des délais; nous avons en effet signé le devis mi-juillet et nous nous sommes faits livrer le 31 (juillet, si, si...). Merci à eux, je sais qu'ils ont dû faire des heures sup' pour nous.
7 heures pour décharger, à 3, le camion, grosse journée et encore on n'a rien porté ou presque! Sous un soleil de plomb, on aura beau dire ce que l'on voudra, c'est tout de même mieux que sous la pluie!
Voilà donc nos murs, notre charpente et le solivage.
Ce n'est pas du douglas, c'est vrai, mais je vous assure que ça sent bon et que c'est beau, dans tous les cas, après avoir fait le deuil, nous sommes contents de notre ossature.
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